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22 March 2008

Germans and the French language

A hundred years after it was written, Robert Walser's »Der Gehülfe« (The Assistant) is finally available in English. Susan Bernofsky's translation was first published by New Directions in July 2007, but I held off because I already had a copy of Bernard Lortholary's masterly French translation first published in 1985. But then this month Penguin UK had to go and release a gorgeous edition of Bernofsky's translation in the newly redesigned Penguin Modern Classics series, and so I was forced to import the book from the UK, at great personal expense I might add. Les salauds!

Here's an amusing passage, pertaining to the prestige enjoyed by the French language in foreign lands:


"Une jolie petite française", the conductor's wife said, evidently overjoyed at having an occasion to recite a few French words she knew by heart. This is always the case in Germanic lands, people love to be able to show that they understand French.

"Frau Tobler," Joseph thought, "knows no French at all, the poor thing!"
Robert Walser, »Der Gehülfe« (The Assistant), 1907, translation Susan Bernofsky (2007)

« Une jolie petite française », dit en français la femme du contrôleur, manifestement ravie d'avoir l'occasion de débiter de mémoire quelques mots en français. C'est toujours ainsi dans les pays de langue allemande : les gens sont contents de pouvoir montrer qu'ils comprennent le français.

« Ma patronne, pensa Joseph, ne comprend pas un mot de français. La pauvre! »
Robert Walser, »Der Gehülfe« (Le commis), 1907, traduction Bernard Lortholary (1985)

05 August 2006

Les citations du jour 2006-08-05


Parmi les commentaires suscités par ce billet de blog au sujet de la qualité du français au Québec, retenons les phrases suivantes :

  • Au Québec, parler un français hexagonal, digne d'une page éditoriale du Monde Diplomatique, c'est s'exposer dangereusement à de lourdes représailles qui peuvent aller jusqu'aux coups.[Permalien]
  • Je me demande bien sur quoi, nous les québécois francophones, appuyons notre fierté nationaliste alors que nos universitaires peinent souvent à former des phrases cohérentes et alors que des soubrettes françaises expriment distinctement leurs idées avec des phrases dignes d'une langue littéraire....[Permalien]
  • Regardez et écoutez nos bons artistes canadiens français québécois qui sont supposés être les haut-parleurs de notre langue:
    Star academie, Excès de stars, Elvis story, Les Boys, Showtime, et maintenant Bon Cop Bad Cop. Etc. Etc...
    Ils ont des leçons à nous donner? C'est vrai, c'est de la faute du fédéral et du Canada anglais...
    [Permalien]
  • Les universités ont failli aussi dans cette tâche en baissant les bras...Quand l'Université Laval s'adresse à mes jeunes "Chers gradués" et"débutez le questionnaire..."et quand à la maïtrise l'élève demande au prof:"on les apprend-tu toutes les poèmes?" sans que le professeur ne bronche,aussi bien dire que le ver est dans le fruit...et là,je ne vous fais pas rapport de ce que j'entends dans le chantier de construction à deux rues d'ici..Pour moi,cette partie est perdue,mais entre-temps,ça peut amuser réviseurs linguistiques,traducteurs et tutti quanti...[Permalien]

Je vous recommande fortement la lecture du billet d'origine et de sa suite, ainsi que les autres commentaires qui s'y trouvent, pour retrouver l'intégralité contextuelle des propos cités ci-haut.

Après les acquis de la révolution tranquille, il me semble que c'est maintenant la qualité du français qui doit être le grand enjeu linguistique au Québec. Récemment, j'ai fait remarquer l'incongruité de la phrase suivante : SÉPARONS NOUS DES TETE CARRER ET DES LIBERAL ET VIVE LE BLOC QUÉBECOIS (sic). C'était plus facile de m'insulter que de reconnaître que ce jeune revendiquait un état francophone souverain dans un français pourri, et qu'il existe un vrai problème au Québec. Le combat pour un français de qualité est loin d'être gagné.

16 July 2006

La citation du jour 2006-07-16

Le grand public pense que les livres, comme les oeufs, gagnent à être consommés frais. C'est pour cette raison qu'il choisit toujours la nouveauté. -Goethe (via Heileen)
Goethe is saying that the general public thinks that books, like eggs, should be consumed fresh. For this reason, the average punter tends to choose new releases. Of course the average punter these days isn't likely to choose a book at all, but this idea can be applied to the consumption of culture in general (television, cinema, etc.).

This is as true today as it was in the time of Goethe, particularly in the Anglo-saxon publishing world, where new releases in hardback can be found piled high in supermarket bargain bins just months after publication, thereby making room in the 'proper' bookshops for the next slate of throwaway bestsellers.

In the world of French publishing, hardbacks barely even exist anymore. Most new releases are done in a high-quality trade paperback format, and very often they remain in print for decades after their initial publication. After a year or so many books will also be available in the poche format, which is of a slighly better quality than the Anglo-saxon mass market paperback format. I wouldn't be surprised if the hardback format remains in use in the Anglo-saxon publishing world specifically because it stands up better to the demands of the supermarket bargain bin environment, i.e. an environment where books are chucked about by philistines like so many pieces of worthless tat.

What can you say? You just get the feeling that the written word is treated with more reverence in certain cultures than in others. Different strokes for different folks...

14 July 2006

La citation du jour 2006-07-14

Interroggée sur l'antenne de France 2 dans le cadre du 14 juillet, Michèle Alliot-Marie, la ministre française de la défense, a dit:

L'armée a réagi avec beaucoup de réactivité
Can you say langue de bois?

13 July 2006

La citation du jour 2006-07-13

The newest feature of this blog is the tried and tested Quote of the Day. This, the inaugural entry, comes courtesy of Lucas Armati writing in Télérama's Blog Télévision:

Marre de ces [....] documentaires dont le seul suspense consiste à savoir s'il s'agit d'une coproduction franco-allemande ou germano-française ?
Lamenting the state of summertime telly in France, he asks: 'Aren't you sick of these documentaries whose only suspense consists of finding out if it's a Franco-German or Germano-French co-production?'

Outstanding!